IIIIIIIIIIIIIIII
Liborio Noval, des regards révélateurs
Par Rafael González Vázquez Traduit par Alain de Cullant
À la veille du 13 août, il est utile de rappeler que la révolution de transformation sociale et culturelle à Cuba puisse être comprise si nous regardons l’intention à travers la photographie.
Illustration par : Liborio Noval

À la veille du 13 août, il est utile de rappeler que la révolution de transformation sociale et culturelle à Cuba puisse être comprise si nous regardons l’intention à travers la photographie. Cette magnifique empreinte historique capturée par l’objectif de ceux qui, avec leur œil, ont cherché à fixer l’image qui était intéressant, place Liborio Noval Barbera comme l’un des photographes ayant contribué à illuminer la révolution et à toutes les personnes qui la défendaient et la construisaient.

Il y a de nombreuses photos intéressantes de l’étape épique révolutionnaire dans les extraordinaires premières années de la révolution n’étant pas un fait anecdotique quand nous avons le possibilité d’observer, à travers l’art, la complexité du fait historique culturel depuis lequel la photographie contribue à favoriser une culture raisonnable, générant une pensée d’engagement et de racine.

Il reviendra aux historiens, aux chercheurs et aux critiques d’art de calibrer combien ce legs cubain arrivera maintenant aux nouvelles générations du monde par le biais de la photographie, qui, en noir et blanc, se faisait depuis Cuba, à des fins de reportages pour la presse. La photo de Fidel avec son béret est devenue une véritable scène de liberté, avec l’amplitude des regards, de l’échange et de la création qui ont permis de projeter la réalité et le visage de l’image d’un guérillero qui se convertira en une constante dénonciation de Cuba lors des premières années où la révolution jouait tout.

Il est possible que cette photo de Fidel soit la plus admirée pour la poétique guerrière qui se détache de son regard. Je me souviens que ma grand-mère avait accroché une photo similaire, pas très loin de l’image du Christ qui l’avait protégé lors des moments difficiles avant l’arrivée de Fidel, disait-elle.

La photo de Fidel avec son béret met en lumière un témoignage d’une incroyable lucidité pour l’atmosphère des circonstances qui entouraient le photographié à cet instant.

Lors de l’entrevue que m’a concédé Liborio Noval, j’ai eu le privilège de connaître cette extraordinaire sensibilité d’observer et la façon dont il a pris cette photo de Fidel quand il a appuyé sur l’obturateur de son appareil photo. Avec sa modestie proverbiale, le cigare entre les doigts, Liborio m’a révélé que cette image est la préférée parmi ceux qui s’intéressent à son œuvre. Le photographe, a dit que la photo de Fidel avec le béret a été prise le 7 décembre 1961 dans le Cacahual, et qu’à ce moment il n’avait pas un petit téléobjectif et qu’aucun autre photographe couvrait l’événement, les deux photos de ce jour ont été prises avec des objectifs de 50 mm et 35 mm qu’il avait pour son appareil photo Nikon S.

Avec son timbre charismatique, Liborio commente que 34 ans plus tard, alors qu’il couvrait la visite de la délégation du gouvernement cubain en République Populaire de Chine, il a eu la possibilité d’accompagner le leader de la révolution cubaine et, hardiment, il lui a montré la photo à Fidel afin qu’il la signe. Le chef de la révolution s’est rendu compte que c’était le 7 décembre de 1995 et il lui a dit avec une grande humilité qu’il ne se souvenait pas de cette date à cause du travail intense qu’il faisait dans cette nation sœur. Liborio a dit que Fidel a signé la photo et il lui a demandé ensuite de lui en envoyé une car il ne l’avait pas.

Au dire du vétéran et sagace photographe : ... « La photo de Fidel coiffé de son béret, à l’échelle internationale, est l’image suprême qui reflète l’engagement du leader avec son peuple, avec cette génération qui est présente au monde comme la mémoire collective devant les moments de crise et de combats qui causaient de grands dangers et, grâce à ces photos, on peut comprendre la charge symbolique, la spontanéité de capturer la beauté épique, la loyauté, la crédibilité du regard et la richesse des détails donnant l’impression que Fidel est toujours celui qui nous regarde ».

Nous savons que la photo de Fidel avec le béret a été incluse dans toutes les expositions personnelles et collectives auxquelles Liborio a participé. Elle est également présente dans le livre Instantáneas, qui a été publié en 1999. L’Université de La Havane a fait une affiche avec cette photo et elle a été remise à Fidel dans le Palais des Conventions, en novembre 2010.

La photo de Fidel avec le béret est présent dans les collections, les livres et les expositions avec la fiche technique qui reconnaît être une œuvre du photographe cubain Liborio Noval, avec date de réalisation en 1961, à La Havane, Cuba, avec une technique argentique sur papier, taille de l’impression 40,5 x 30,5. Étonnamment, la photo n’a pas été inscrite avec un titre, une réserve qui est attribuée à son auteur.

Je me permets d’assurer que la photo connue comme Fidel avec le béret a été placée, sans intention, à la hauteur du plus noble collectionnisme, précisément à cause de la valeur légitime de son visage et de son regard.

Liborio Noval a eu la maestria technique, le talent artistique, la prudence, le bon oeil et le tact de convertir en photo impressionnante ce qu’il a observé avec un seul œil à travers un objectif qu’un collègue lui a prêté, et il avait été surpris de voir le visage de Fidel avec le béret.